Ce vendredi 11 mai 2018, la Centrafrique s’est, une nouvelle fois, inclinée pour saluer la mémoire de toutes les victimes des différents conflits militaro-politiques que le pays a connus. La Place des Martyrs à Bangui a servi de cadre pour cette cérémonie empreinte de solennité, qui a vu la présence du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et des membres de son gouvernement, des membres de l’Assemblée nationale, des leaders religieuses et communautaires de même que des représentants de différentes associations de la société civile.
L’assistance comptait aussi des victimes et leurs proches, ainsi que de nombreux membres de la population sortis nombreux pour prendre part à cet évènement dédié au recueillement et à l’évocation de la tragédie. A leurs côtés, des membres du Corps diplomatique accrédité en RCA et des représentants d’organisations internationales, parmi lesquels le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, et de divers autres membres de la famille des Nations Unies.
C’est par le dépôt d’une gerbe de fleurs symbolique que le Premier ministre a marqué la compassion de la République entière. « Il n’y a pas d’autres alternatives que la paix pour que le pays puisse véritablement s’émanciper. Nous avons le devoir de nous souvenir de ce qui s’est passé et aussi de ceux qui y ont laissé la vie », a-t-il indiqué à l’issue de la cérémonie.
Rassuré de ce que leur sacrifice ne tombera pas dans l’oubli collectif, le président exécutif national de l’association des victimes de la crise centrafricaine, Herve Severin Lidamon, a levé le voile sur les attentes des victimes dont le nombre continue d’augmenter au fil des évènements violents. « Ce que nous attendons, c’est davantage de rapprochement avec les autorités et leurs partenaires, notamment la MINUSCA, afin d’apporter plus de réconfort, mais surtout de sécurité à nos parents vivant dans les zones difficiles », a-t-il souligné..
Pour les victimes, « la vérité doit éclater, mais cela ne peut se faire sans justice. Les fauteurs de troubles doivent être identifiés et traduits devant les tribunaux, afin qu’ils répondent de leurs actes », a, par ailleurs, fait valoir le président de leur association.
Rappelons que la présente commémoration, organisée annuellement, en est à sa troisième édition.
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Garder le souvenir des martyrs de la crise centrafricaine
- 12 mai 2018

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